Papers by Tomislav Dretar

AttyHbuts matériels de Haurvatâi et d'Ameretât. § 5. Un trait extérieur donne à première vue une ... more AttyHbuts matériels de Haurvatâi et d'Ameretât. § 5. Un trait extérieur donne à première vue une place à part dans le groupe des Amshaspands à Haurvatâi et Ameretà^Contrairement à leurs quatre collègues qui ont chacun une existence individuelle et indépendante, ces deux divinités paraissent presque constamment réunies et la présence de l'une annonce celle de l'autre ; le lien qui les unit est aussi étroit que celui de Castor et Pollux dans la poésie grecque, plus étroit que celui de Mitra et Varuna dans la poésie védique : elles font couple. Cette union intime est marquée au dehors dans leur nom même, par les désinences du dvandva, c'est-à-dire que chacun des deux noms se met au duel, le duel indiquant, non point que chacun des deux dieux est double, mais seulement qu'il fait couple avec l'autre. De même donc qu'en sanscrit védique, la phrase « caxur mitrayor â eti priyam varunayoli^» ne signifie point : « il s'avance, le doux regard des deux Mitra, des deux Varuna », mais : « le doux regard des deux dieux, Mitra et Varuna » ; de même dans l'Avesta, la formule d'invocation « Nivaêdhayêmi Ham^vaibya ibneretaXbya^» ne signifie point : « j'invoque les deux Haurvatâi, les deux Ameretâi », mais « j'invoque les deux, Haurvatâi et Ameretâi » , j'invoque le couple Haurvatài-Ameretâi. La désinence du duel ajoutée à chacun des deux termes indique qu'ils ne s'appartiennent plus à euxmêmes, qu'ils ne sont plus que les membres d'un groupe. § 6. Sur le rôle des Amshaspands en général, l'Avesta, comme 1. Rig Veda VI, 51, 1. -Cf. E. Buruouf, Commentaire sur le Yaçna, p. 159. 2. Yaçna 1, 5. -Les citations sont faites suivant l'édition de M. Spiegel pour le Yaçna, le Vispered, le Vendidad, pour la traduction sanscrite de Nériosengh et pour la traduction pelilvie ; suivant celle de M. Westergaard pour les Yasts et les fragments. » mis à l'égard du Ciel contre l' Amschaspand Khordad, à l'égard 1. Hô imâm zâm aiwishwa? çuwraya zarauaênya....: fritha çpehta ârmaitê fraca shava. -Vendidad II, 32. 2. Yç. 17, 17; 70, 57, etc. 3. Nériosengh I, 5. 4. Haurvatâf est devenu en pehlvi Khordat et en parsi Khordâd. Nériosengh emploie constamment Avirdâda , forme phonétiquement inexplicable. Si l'on ne savait d'ailleurs que sa traduction sanscrite a été faite sur un original pehlvi, cette forme en serait, je crois, une preuve matérielle. Le pehlvi n'ayant qu'un seul caractère pour rendre kk et a,oetv et souvent t et d, il s'ensuit que le groupe pehlvi qui représente le mot khordâd peut aussi bien se transcrire av-rd-d que KHORi)-T. Avirdâda est une forme vocalisée du premier groupe, et Nériosengh l'a choisie parce qu'elle avait l'avantage d'être symétrique à Amirdâda; c'est donc la transcription d'une écriture et non d'une prononciation. L'a a été amené par celui de amirdâda et par celui de l'original haurvatât que Nériosengh lit hauravatât (17, 17). 5. « Le mot Patet signilie projjremcnt repentir. Les Patets sont des confessions qui spécifient tous les péchés ([ue l'iiommc peut commettre ».
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