Six Monstrous Zoomorphic Predynastic Palettes: Representations of Real Conjoined twins?
Archéo-Nil. Revue de la société pour l'étude des cultures prépharaoniques de la vallée du Nil, 2019
The paper presents six monstrous zoomorphic palettes that appear to represent malformed animals (... more The paper presents six monstrous zoomorphic palettes that appear to represent malformed animals (conjoined twins) that would have been observed occasionally in the Nile Valley. The three species concerned-the turtle, fish and bird-display four types of teratological conditions that make the artefacts unique in Egyptian art. The proposed interpretation of the cosmetic palettes, supported by pictures of their modern counterparts, offers a unifying theme to what otherwise appear as disparate and unrelated motifs. ElAmrah (grave A91, Naqada IC), Ballas (grave B345, Naqada IID2?) and Hierakonpolis are the provenance of three of the palettes, the one from grave A91 depicting "a tortoise with a head at each end" and the other two "double fish". The two known graves themselves offer little to elucidate the symbolism of the palettes or the role of the deceased in life. It is possible that the palettes were gifts from the community to individuals who were revered in life for qualities other than personal wealth or power. Interestingly, the communities responsible for the interments, separated by distance and time, seem to have reacted identically to the appearance of these natural monsters, by fashioning palettes that, however, modified the established zoomorphic iconography. Finally, evidence is presented that the turtle was viewed as apotropaic already in the Predynastic Period, earlier than currently accepted. In that context, an explanation is proposed for the exceptional practice of suspending turtle palettes with the head facing down. French Le document présente six palettes zoomorphes monstrueuses qui semblent représenter des animaux malformés (jumeaux siamois) qui auraient été observés occasionnellement dans la vallée du Nil. Les trois espèces concernées-la tortue, le poisson et l'oiseau-montrent quatre représentations de pathologie tératologiques rendant les artefacts uniques dans l'art égyptien. L'interprétation proposée des palettes cosmétiques, étayée par des images de leurs homologues modernes, présente un thème unificateur à ce qui apparaît comme des motifs disparates et sans rapport. D'El-Amrah (tombe A91, Naqada IC), Ballas (tombe B345, Naqada IID2 ?) et Hiérakonpolis proviennent trois des palettes, celle de la tombe A91 représentant « une tortue avec une tête à chaque extrémité » et les deux autres « double poisson ». Les tombes elles-mêmes offrent peu d'éléments permettant d'élucider le symbolisme des palettes ou le rôle des défunts dans la vie. Il est possible que ces palettes aient été des cadeaux de la communauté à des êtres qui, peut-être, étaient vénérés de leur vivant pour des qualités autres que leur richesse personnelle ou pouvoir. Il est intéressant de noter que les communautés responsables des inhumations, séparées par la distance et par le temps, semblent avoir réagi de manière similaire à l’apparition de ces monstres naturels, en façonnant des palettes modifiant l’iconographie zoomorphe établie. Enfin on a la preuve que la tortue était considérée comme apotropaïque dès la période prédynastique, plus tôt que ce qui est prétendu de nos jours. Dans ce contexte, une explication à la pratique exceptionnelle consistant à suspendre les palettes de tortues la tête tournée vers le bas est proposée. For the entire Vol 29, Contact (http://www.librairie-cybele.com/index.php?menu=archeonil)
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