While ideal Victorian women were supposed to be " angels in the house " , female criminals were s... more While ideal Victorian women were supposed to be " angels in the house " , female criminals were seen as " demons in the jailhouse ". As such, they were a disruptive force and had to be dealt with. Deconstructing and reconstructing these deviants to make them more " womanly " became a major issue in the late 19th century. Nowadays, female prisoners in England and Wales represent 5% of the prison population. Between 1995 and 2010, this number more than doubled. Because of this worrying trend, there has been much debate in Britain around the issue of rehabilitation. Such attempts at rehabilitating criminals are nothing new, but they took on a different dimension in the mid-Victorian and Edwardian eras. In a society that was fascinated with the criminal mind, 1 reconstructing the identity of the criminal for it to fit certain moral and gender-biased standards was key. The female criminal in particular was the focal point of reconstruction attempts. 1 It was fostered by and echoed in the press, penny dreadfuls as well as detective novels and the music-hall. From Sherlock Holmes to Jack the Ripper, fictional and real-life murders captivated a large audience.
Si la femme victorienne idéale était censée être une fée du logis, la criminelle, elle, était vue... more Si la femme victorienne idéale était censée être une fée du logis, la criminelle, elle, était vue comme un démon des prisons. Les détenues, perçues comme autant de déviantes perturbatrices qu'il fallait domestiquer, devinrent un problème majeur à la fin du XIXe siècle. Elles firent l'objet de tentatives de déconstruction et reconstruction identitaires visant à les transformer en « vraies femmes ». Les détenues anglaises et galloises représentent actuellement environ 5% de la population carcérale. Entre 1995 et 2010, le nombre de femmes emprisonnées a connu une augmentation de 125%. Cette hausse inquiétante a relancé le débat sur la question de leur réinsertion. L'idée de réformer les criminels n'est pas nouvelle, mais elle se décline sous une forme différente à l'époque victorienne et édouardienne. Dans une société fascinée par l'esprit criminel 1 , remodeler l'identité des délinquants selon des normes morales genrées apparaît comme fondamental. La femme criminelle en particulier devient la cible de nombreuses tentatives de reconstruction. 1 Cette fascination était entretenue et relayée par la presse, les penny dreadfuls (récits inspirés de faits plus ou moins réels et caractérisés par un amour pour le macabre), les romans policiers ou même encore le music-hall. De Sherlock Holmes à Jack l'Éventreur, les meurtriers réels ou imaginaires captivaient un large public.
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