De chaque côté de la Manche du XIVe au VIIe siècle avant notre ère. Les liens transmanche vus à travers le prisme des productions céramiques
HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe), Jun 4, 2018
Session XXXII-4. Cross-channel connections from the Neolithic to the Bronze AgeInternational audi... more Session XXXII-4. Cross-channel connections from the Neolithic to the Bronze AgeInternational audienceConcernant la culture matérielle des rivages de la Manche, il semblait relativement assuré, jusque ces dernières années, qu'une forte homogénéité culturelle caractérisait les productions céramiques de l'Âge du Bronze final, alors affiliées à la composante culturelle Manche–Mer du Nord (MMN). L'analyse des facies de la rive continentale se fondait fréquemment sur l'existence de prototypes typologiques insulaires, promouvant des contacts des iles britanniques vers le continent. Les données récentes de l'archéologie préventives confortent ces liens pour l'étape ancienne du Bronze final. Pour l'étape moyenne cependant, les dernières études chahutent quelque peu le schéma traditionnellement admis. Si, pour la zone littorale du Nord – Pas-de-Calais, quelques formes de céramiques témoignent toujours d'influences Post Deverel Rimbury ; la mise en évidence d'un vaisselier assurément d'origine continentale indiquerait un basculement culturel ponctuel pour cette étape du Bronze final. Une relecture de certains ensembles céramique découverts sur l'autre rive de la Manche, notamment dans le Kent, laisserait apparaître quelques caractéristiques typologiques rappelant ces faciès continentaux. Cela pourrait donc signaler l'existence de transfert culturel est/ouest, à contre-courant d'un système généralement admis de transfert exclusif ouest/est. A l'étape finale du Bronze final, la moitié occidentale du territoire du Nord – Pas-de-Calais rebascule probablement sous l'aire d'influence Post Deverel Rimbury pour ce qui est de la céramique et l'on note certaines affinités avec des productions anglaises. Ces ultimes manifestations du complexe MMN auront un impact important sur la mise en place ultérieure des facies céramiques de l'étape finale du premier Âge du Fer
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Papers by Henton Alain
territories from Normandy to the Rhine delta. The Ha A1 phase partly corresponds to the Deverel Rimbury, identified on both sides of the Channel at the end of the Middle Bronze Age in English (Needham period 5) and Dutch chronologies. Some of the key elements of the Deverel Rimbury material culture such as ceramic, loom weights and copper-alloy or gold artefacts show strong similarities. This also applies to the post-built roundhouses and to the emergence and spread of the first so-called « family » cemeteries. From the Bronze C and Bronze D periods onwards, cremation tombs (earthen deposits combining bones, ashes and charcoal) became increasingly common, and almost the exclusive sepulchral form. For the most part, these cinerary deposits do not contain any grave goods, or limited to a few sherds, and sometimes a hair-ring, the first examples of which appear as early as the end of the Ha A1. In the funerary field, developments are in line with continuity - particularly with the use of cemeteries over a long period - and precede the chronological
window of 1250-1150 attributed to Ha A1, which, as described in southern Germany, does not exist in northern France.
céramiques du secteur géographique compris dans un petit quart nord-ouest de la France allant du Nord à la
Somme. La documentation archéologique est partielle et dispersée pour cette période, toutefois nous proposons
d’en faire une synthèse et une lecture critique en intégrant sur un même plan les contextes des découvertes, les
données récentes des datations isotopiques et l’évolution des formes et des décors céramiques. Ce travail
s’inscrit dans une perspective initiée depuis longtemps sur l’origine et les composantes du Bronze ancien. Ce
nouveau bilan, vingt après, tente de préciser les changements et les continuités sur le temps long. Grâce aux
recherches sur le Néolithique final, qui ont connu un essor lié à la fouille de nombreux habitats, nous sommes
en mesure de proposer un phasage plus précis du Groupe Deûle-Escaut et des premières manifestations du
Campaniforme dans la région. Parallèlement et malgré le développement de l’archéologie préventive au cours
de ces vingt dernières années, il n’y a pas eu d’augmentation significative des données sur l’âge du Bronze.
Les principales avancées de ce travail permettent néanmoins de proposer un phasage plus précis du Campaniforme et de montrer qu’il n’y a pas de filiation simple et directe dans les formes et les décors entre ces trois
entités culturelles au cours du temps. Au contraire, tout indique une coexistence parfois étanche notamment
entre le Deûle-Escaut et les différentes manifestations du Campaniforme dans les décors ainsi que des ruptures
entre les décors campaniformes et les premiers assemblages du Bronze ancien. Une des difficultés majeure et
persistante dans les comparaisons entre ces corpus réside dans la déconnexion spatiale et contextuelle observée
entre les sites d’habitat Deûle-Escaut et les découvertes campaniformes. Ce qui n’est vraisemblablement pas
le cas en ce qui concerne le Campaniforme et l’âge du Bronze car, à de nombreuses reprises, les structures
campaniformes se retrouvent dans des contextes de l’âge du Bronze ou à proximité d’enclos funéraires.
Même si depuis une vingtaine d’années l’intérêt porté aux vestiges des cultures matérielles de la fin du
néolithique et des débuts de l’âge du Bronze a permis de réelles avancées, force est de constater qu’ils sont
insuffisants pour permettre de proposer un schéma interprétatif clair. Il importe donc de poursuivre leur collecte
assidue tout en privilégiant des approches technologiques globales sur l’ensemble de la culture matérielle.