Papers by Florence Gherchanoc

Florence Gherchanoc, « Des corps nus, athlétiques et féminins dans l'imagerie attique classique. ... more Florence Gherchanoc, « Des corps nus, athlétiques et féminins dans l'imagerie attique classique. Déconstruire le genre ou décliner des discours conventionnels grecs sur la vraie beauté ? » dans Catherine Baroin et Anne-Florence Gillard-Estrada (éd.), Corps, normes, genre : Discours et représentations de l'Antiquité à nos jours, « Synthèses & Hypothèses », n° 2, 2022 : URL : http://publis-shs.univ-rouen.fr/eriac/index.php?id=915. Discours et images sur la nudité, le masculin et le féminin Des corps nus, athlétiques et féminins dans l'imagerie attique classique. Déconstruire le genre ou décliner des discours conventionnels grecs sur la vraie beauté ? Florence Gherchanoc Résumés • Français Dans les sociétés grecques de l'Antiquité, la nudité des hommes, jeunes et adultes (les citoyens et leurs enfants qui ont le loisir de s'entraîner), est valorisée et conduit à l'élaboration de discours sur la « vraie » beauté, une beauté nue, virile et athlétique qui se construit au gymnase et s'exhibe, et dont seraient dénuées les femmes en raison de leur statut et de leur genre. Néanmoins, curieusement, des textes et des images font référence à des exercices féminins au gymnase et à la participation de femmes, le plus souvent des jeunes filles, à des compétitions, aussi bien dans le domaine du mythe (Atalante) que de façon effective dans quelques cités, en Laconie (Lacédémone), en Élide (Olympie) et en Attique à Brauron. Cet article explore les conceptions d'une telle nudité au féminin et sa singularité, en circonscrivant le dossier par l'analyse d'une vingtaine de vases de banquet attiques, coupes à boire et autres objets du symposion datés de la fin du VI e siècle au IV e siècle, sur lesquels sont figurées des femmes jeunes et nues, au corps bien ciselé et athlétique, autour d'un λουτήριον, un bassin, une vasque. Ces scènes dites de « toilette », construites comme le miroir d'une iconographie où de jeunes et beaux garçons se lavent après l'entraînement, conduisent à s'interroger sur le statut de ces figures féminines (épouses athéniennes, étrangères lacédémoniennes, hétaïres, … ?), ainsi que sur les normes de beauté rapportées à un corps athlétique et sur leurs représentations sous l'angle du genre, avec une référence, plus ou moins affirmée, au gymnase. En d'autres termes, qu'est-ce que la nudité athlétique quand on est fille et/ou femme ? De quels discours cette mise est-elle le support ? Des corps féminins musclés et virils ainsi exposés sont-ils considérés comme « véritablement » beaux et dans quelle mesure ?

Discours et représentations de l’Antiquité à nos jours », « Synthèses & Hypothèses », n° 2, 2022
Dans les sociétés grecques de l’Antiquité, la nudité des hommes, jeunes et adultes (les citoyens ... more Dans les sociétés grecques de l’Antiquité, la nudité des hommes, jeunes et adultes (les citoyens et leurs enfants qui ont le loisir de s’entraîner), est valorisée et conduit à l’élaboration de discours sur la « vraie » beauté, une beauté nue, virile et athlétique qui se construit au gymnase et s’exhibe, et dont seraient dénuées les femmes en raison de leur statut et de leur genre. Néanmoins, curieusement, des textes et des images font référence à des exercices féminins au gymnase et à la participation de femmes, le plus souvent des jeunes filles, à des compétitions, aussi bien dans le domaine du mythe (Atalante) que de façon effective dans quelques cités, en Laconie (Lacédémone), en Élide (Olympie) et en Attique à Brauron. Cet article explore les conceptions d’une telle nudité au féminin et sa singularité, en circonscrivant le dossier par l’analyse d’une vingtaine de vases de banquet attiques, coupes à boire et autres objets du symposion datés de la fin du VIe siècle au IVe siècle, sur lesquels sont figurées des femmes jeunes et nues, au corps bien ciselé et athlétique, autour d’un λουτήριον, un bassin, une vasque. Ces scènes dites de « toilette », construites comme le miroir d’une iconographie où de jeunes et beaux garçons se lavent après l’entraînement, conduisent à s’interroger sur le statut de ces figures féminines (épouses athéniennes, étrangères lacédémoniennes, hétaïres, … ?), ainsi que sur les normes de beauté rapportées à un corps athlétique et sur leurs représentations sous l’angle du genre, avec une référence, plus ou moins affirmée, au gymnase. En d’autres termes, qu’est-ce que la nudité athlétique quand on est fille et/ou femme ? De quels discours cette mise est-elle le support ? Des corps féminins musclés et virils ainsi exposés sont-ils considérés comme « véritablement » beaux et dans quelle mesure ?

Cahiers « Mondes anciens »
Dans le monde grec ancien, le célibataire, « celui qui n'est pas marié », appartient à la vaste c... more Dans le monde grec ancien, le célibataire, « celui qui n'est pas marié », appartient à la vaste catégorie des agamoi 1. Du côté des humains, ce groupe comprend celles et ceux qui n'ont pas encore atteint l'âge du mariage (à Gortyne, avant 12 ans pour les filles ; dans l'Athènes classique, avant 13-14 ans pour les épiclères ; peut-être, autour de 30 ans pour les garçons ; un peu plus tard à Sparte, autour de 18 ans pour les filles et 35 ans pour les hommes), celles et ceux qui sont veuves / veufs et non remarié-e-s et les célibataires. Ces derniers sont ceux qui, du moins surtout pour les hommes, refusent volontairement l'état de mariage tel que le définit, par exemple, Aristote, comme le fait de sunoikein (cohabiter) conformément aux lois de la cité 2. En effet, les filles de citoyens ont, de ce point de vue, une marge de liberté extrêmement réduite, voire nulle, le mariage étant leur telos ou accomplissement. Cependant, si le mariage est bien le destin des filles, il est aussi, en principe, celui des garçons, comme en témoigne, du moins, du point de vue des représentations et à sa façon, l'histoire d'Hippolyte qui préfère, au gamos, une chasteté absolue associée à une forme de piété excessive envers Artémis. Comme le déplore Aphrodite, « il se refuse à la couche nuptiale et s'abstient du mariage (ἀναίνεται δὲ λέκτρα κοὐ ψαύει γάμων) 3 » ce qui ne sied pas à un mortel (v. 19). Fuir comme il le fait l'engeance des femmes est hors norme et, destin tragique, il en meurt, entrant ainsi dans la catégorie des paides aôroi 4. Dans tous les cas, le mariage est le propre des mortels, associé à leur condition, comme le chante déjà Hésiode dans la Théogonie et Les travaux et les jours au VIII e siècle avant notre ère. De ce fait, dans quelle mesure le célibat qui peut être compris et défini comme un refus volontaire du mariage kata nomous, conforme aux lois, donc reconnu comme légitime 5 , en lien souvent avec l'absence de descendance légitime, est-il accepté et/ou un objet de débat sur lequel on intervient, par exemple en Les célibataires dans les cités grecques archaïques et classiques : traitemen... Cahiers « Mondes anciens », 10 | 2018 Les célibataires dans les cités grecques archaïques et classiques : traitemen... Cahiers « Mondes anciens », 10 | 2018 Cet article propose une réflexion sur les possibles formes de contraintes sociale, politique et religieuse exercées sur les célibataires (celles et ceux qui sont non mariés et sans enfant). Concernant les cités d'Athènes, Sparte et Gortyne ainsi que la cité des Magnètes imaginées par Platon, il analyse, sous cet angle, les modalités de la régulation des comportements et les discours relatifs aux agamoi. L'ensemble conduit à relativiser l'idée d'un véritable traitement légal du célibat dans les cités grecques archaïques et classiques. This paper presents a reflection on the possible forms of social, political, and religious constraints on single people (women and men who are unmarried and without children). Studying the cities of Athens, Sparta, and Gortyn, as well as the city of Magnesia Gortyn imagined by Plato, it analyses the modalities of regulation of the behaviours and the discourses regarding the agamoi. So it puts into perspective the idea of a real legal treatment of celibacy in archaic and classical Greek cities.
S'habiller et se déshabiller en Grèce et à Rome (I) : Pratiques politiques et culturelles du vêtement. Essai historiographique
Revue Historique, 2007
Le lien filial dans l'Ath�nes classique : Pratiques et acteurs de sa reconnaissance
Cahiers « Mondes anciens », 2015
Mères grecques : des realia à l'imaginaire social et politique des Anciens Cahiers « Mondes ancie... more Mères grecques : des realia à l'imaginaire social et politique des Anciens Cahiers « Mondes anciens », 6 | 2015
Le corps et ses parures dans l’ Antiquité grecque et romaine : bilan historiographique
Dialogues d'histoire ancienne, 2015
L’ histoire du corps dans l’ Antiquité : bilan historiographique
Dialogues d'histoire ancienne, 2015

Cahiers « Mondes anciens », 2015
ancienne, paru en 2004, Jean-Baptiste Bonnard a mis en perspective les fonctions d'une survaloris... more ancienne, paru en 2004, Jean-Baptiste Bonnard a mis en perspective les fonctions d'une survalorisation de la paternité, dans des sociétés où les mères, filles et épouses de citoyens, sont déjà tenues à l'écart du pouvoir politique et des rôles sociaux les plus importants. Son analyse des rapports de force entre une paternité quasi exclusive et une maternité passive et dépréciée l'a conduit à insister sur le rôle « fondateur » du père dans la reproduction humaine, à la fois dans la fabrication et l'éducation des enfants. Sans nier et minimiser la place de la figure paternelle, en particulier à l'époque classique, je voudrais, dans cet article, réévaluer néanmoins celle de la mère en proposant quelques pistes de réflexion sur les caractères physiques et les comportements que celle-ci transmet à ses enfants, filles et garçons. Car, pour certains auteurs, la mère n'est pas seulement conçue comme un réceptacle de la semence paternelle-même si c'est l'opinion d'Aristote-ni non plus comme une simple médiatrice du père à l'enfant : d'une noble ascendance, d'un statut ou d'un patrimoine. Aussi, en confrontant des sources variées-textes médicaux et biologiques, tragédies et comédies, plaidoyers, poésie-, mon article proposera-t-il de réfléchir à la part de la mère dans la construction de l'identité de l'enfant. En d'autres termes, suivant des logiques génériques et narratives singulières, dans les représentations collectives des anciens Grecs, en particulier à l'époque classique, quelle « empreinte » laisserait une mère sur ses enfants, les marquant durablement dans leur chair comme dans leur attitude ? En quoi cela aurait-il une influence sur leurs rôles sociaux et/ou politiques dans la cité ? Même si la transmission est fondée sur la biologie, on verra donc comment les théories biologiques de la reproduction, précisément les discours sur cette transmission de la Transmission maternelle en Grèce ancienne : du physique au comportement
Anales de Historia Antigua, Medieval y Moderna
Este artículo propone una reflexión sobre las formas posibles de presiones social, política y rel... more Este artículo propone una reflexión sobre las formas posibles de presiones social, política y religiosa ejercidas sobre los solteros (aquellas y aquellos que no están casados ni tienen hijos). En relación a las ciudades de Atenas, Esparta y Gortina, así como la ciudad de Magnesia imaginada por Platón, enfoca las modalidades de la regulación de los comportamientos y los discursos relativos a los agamoi. El conjunto lleva a relativizar la idea de un verdadero tratamiento legal de la soltería en las ciudades griegas arcaicas y clásicas.

« De beaux corps, ‘ni trop maigres’, ‘ni trop gras’, en Grèce ancienne », dans Estelle Galbois et Sylvie Rougier-Blanc (éd.), Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes. Grèce, Orient, Rome, Ausonius, Bordeaux, 2020, p. 113-124 (n° 132 de la collection Scripta Antiqua). Estelle Galbois et Sylvie Rougier-Blanc (éd.), Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes. Grèce, Orient, Rome, Ausonius, Bordeaux, 2020, p. 113-124 (n° 132 de la collection Scripta Antiqua)., 2020
Ce livre est issu d'un colloque international organisé par l'équipe PLH-CRATA (EA 4601) les 16 et... more Ce livre est issu d'un colloque international organisé par l'équipe PLH-CRATA (EA 4601) les 16 et 17 mars 2017, à l'université Toulouse-Jean Jaurès, dans le cadre de l'un de ses axes de recherche du contrat quinquennal 2015-2020 : "Regards croisés : sociétés anciennes/ sociétés contemporaines", dont l'enjeu est d'interroger les sociétés anciennes à partir de problématiques contemporaines, et tout particulièrement sociologiques. Il s'inscrit dans la continuité des travaux sur le corps de l'équipe PLH-CRATA commencés au cours du précédent quinquennal, notamment le colloque Corps en Jeu, publié en 2008 sous la direction de M.-H. Garelli et de V. Visa-Ondarçuhu, et le volume collectif "Toucher le corps" de la revue Gaïa. Il fait suite à une journée d'études sur la Pauvreté organisée en décembre 2011 et publiée en 2014 aux Éditions Ausonius sous le titre : La pauvreté en Grèce ancienne. Formes, représentations, enjeux (collection Scripta Antiqua n° 57). Dans ce précédent travail, la maigreur a bien entendu été évoquée comme stigmate de la faim du pénès, le pauvre qui travaille pour gagner sa vie, et plus encore du ptôchos, le mendiant vêtu de haillons, qui doit rechercher quotidiennement son repas, puisqu'il n'a jamais de quoi manger. L'étude de la maigreur et de la minceur ne se résume cependant pas, hier comme aujourd'hui, à la question du lien entre faim et maigreur, entre maigreur et statut économique (pauvres, déclassés, mendiants, marginaux) ou encore entre rations alimentaires et groupes sociaux. Le thème a de fortes implications socioculturelles. De fait, l'actuelle tyrannie de la minceur dans nos sociétés occidentales est le reflet de codes esthétiques mis en place plus ou moins récemment, associés à ce que nous appelons aujourd'hui un corps sain 1. Les magazines de mode féminins, les dossiers "régimes" avec une sélection d'exercices pour maigrir, pour s'alléger, publiés tout spécialement avant l'été, période où l'on exhibe sa silhouette dans le "bikini dernier cri", incitent à toujours plus de minceur 2. Cet idéal à atteindre peut devenir obsessionnel pour les jeunes filles en particulier, qui ont peur du jugement et ont envie de plaire. Les incitations à la minceur peuvent contribuer au développement des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui conduit notamment à l'anorexie mentale, une pathologie psychiatrique lourde, dont les manifestations visibles sont les restrictions alimentaires et la perte de poids notable 3. Confronter nos propres conceptions à celles de l' Antiquité et questionner la façon dont les Anciens concevaient maigreur et minceur peut être particulièrement pertinent aujourd'hui, alors que les questions autour de l'alimentation et des comportements alimentaires (maigreur et obésité) constituent une préoccupation croissante de nos sociétés contemporaines, relayée par les différents média. Certes, il y a dans l'étude de la maigreur et de la minceur dans l' Antiquité un peu d'"anachronisme", et, en même temps, une façon de 1 E.g. Kaufmann 2015. 2 E.g. Granger 2017. 3 Pour une synthèse, voir e.g. Lamas et al. 2012. 4 Voir Loraux 1973 pour un éloge de l'anachronisme contrôlé. 5 E.g. Girard 2008, 81-87, évoque à notre époque une véritable "culture de l'anorexie". Il interprète cette maladie et son essor de nos jours comme une manifestation du désir mimétique : il se livre aussi à une brève histoire du régime compétitif de la minceur (66-72). 6 Lamas et al. 2012, chap. 2. "Historique : les troubles des conduites alimentaires au fil des siècles", 3-10 7 E.g. Karila-Cohen & Quellier, éd. 2012. 8 E.g. Bradley 2011 et Laes 2016 9 E.g. Grmek 1995, pour la maigreur associée à la maladie. F. Gherchanoc, in : Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes, p. 113-124 De beaux corps, "ni trop maigres", "ni trop gras", en Grèce ancienne Florence Gherchanoc Depuis une vingtaine d'années, l'attention portée à la beauté du corps par les historiens est croissante 1. Cependant, si l'on s'attache à caractériser la beauté corporelle, l'énoncé de ses marqueurs est souvent vague et imprécis en Grèce ancienne. Pour autant, sous l'angle de la minceur et de la maigreur ou de leurs contraires, et sous l'angle du corps et du genre ou encore du corps et de l'ethnicité, on peut envisager de s'interroger sur la définition de canons de beauté et, dans cette perspective, montrer comment se construisent les identités sociales et politiques dans le monde des cités grecques. Aussi, en croisant différents types de discours (de poètes, d'historiens, de philosophes, de médecins, etc.), mettrai-je en exergue des parallèles et des décalages à propos de corps trop maigres ou trop gros, laids, non conformes à l'idéal aristocratique qui semble naître à l'époque archaïque et traverser l' Antiquité grecque d'un "corps ni trop maigre, ni trop gras", aussi bien pour les femmes que les hommes, mais de façon différenciée, car tenant compte de leur "nature" respective. Des maigres laids dépréciés Au vii e siècle a.C., alors qu'il brosse différents portraits de femmes dont aucune, sauf la femme-abeille, ne trouve grâce à ses yeux en raison de leurs atours/parures et/ou manières d'être, le poète Sémonide d' Amorgos décrit ainsi la femme-guenon, la pire d'entre elles : "[…] Le visage le plus laid (αἴσχιστα μὲν πρόσωπα). Une telle femme va à travers la ville et fait rire tout le monde. Sa tête remue à peine sur son cou trop court ; sans fesse (ἄπυγος), la peau sur les os (αἴσχιστα μὲν πρόσωπα), on ne voit que ses bras et ses jambes. Ah, malheureux l'homme qui embrasse un tel mal (κακὸν τοιοῦτον) 2 !" L'absence de fesse et de chair est un signe de laideur ; le corps décharné et desséché est repoussant, non désirable. Une telle femme, qui de surcroît est dotée d'un visage disgracieux et d'une tête sans cou, incarne un contre-modèle de beauté corporelle féminine et suscite le rire 3 .
Véronique Dasen et Fabrizio Spandini (éd.), Special issue, Jewellery and Identity, Gemmae. International Journal on Glyptic, 2, 2020, p. 99-116., 2020
Per uso strettamente personale dell'autore. È proibita la riproduzione e la pubblicazione in open... more Per uso strettamente personale dell'autore. È proibita la riproduzione e la pubblicazione in open access. For author's personal use only. Any copy or publication in open access is forbidden.

Hélène Perdicoyianni-Paleologou (éd.), History of the breast: A cross-cultural and interdisciplinary approach, Medicina nei Secoli. Journal of History of Medicine and Medical Humanities, 32/3, 2020, p. 755-776, 2020
Many works has been done in recent years to study ancient Greek medical discourses concerning the... more Many works has been done in recent years to study ancient Greek medical discourses concerning the physiology of milk, its properties and its effects on the baby. In this way, but modifying the perspective, my article focuses, firstly, on the analysis of some extraordinary and divine nourishment, based on the examination of their depiction on Apulian vases of the 4th century BC. The aim is to explore the function of breastfeeding in the Greek imaginary. He shows that the gesture of giving the breast constitutes a form of discourse on the recognition of the hero as god (in the case of Heracles) and on filiation and the sharing of skills (Aphrodite and Eros). Secondly, transposed into the human world, the study of this gesture makes it possible to grasp how and in what way the act of breastfeeding contributes in the construction of the memory of family ties and expresses membership. Les caractères de l'hérédité relèvent d'une construction culturelle propre à chaque société, variable dans le temps et l'espace 1. Aussi, pour le monde grec ancien, si l'on compare, par exemple, à l'époque classique, les propositions de l'école hippocratique à celles d'Aris
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